Maitres d'oeuvres

La Documentation

Fédération BTP Savoie

CAPEB Savoie

Maîtres d'oeuvres et Chutes de hauteur

Le bâtiment et les travaux publics, avec deux décès sur trois et un accident avec arrêt de travail sur quatre, arrivent en tête des secteurs les plus touchés pour les chutes de hauteur.

Elles sont la première cause d’accidents graves et mortels dans le BTP, responsables de 25% des invalides de la branche.

Elles représentent aujourd’hui en France 22.745 accidents avec arrêts de travail par an soit une chute toutes les 5 minutes.

Les statistiques montrent qu’un accident consécutif à une chute de hauteur implique en moyenne 85 jours d’arrêt de travail soit près de 1.926.000 journées perdues !

De fait, le travail à l’échelle est interdit depuis le 2 janvier 2004, mais c’est aujourd’hui encore l’équipement de travail qui créé le plus d’invalides chaque année et le plus grand nombre de contentieux en recherche de faute inexcusable de l’employeur.

La réglementation ne donnant pas de définition du travail en hauteur, c'est au chef d'établissement, responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés, de rechercher l'existence d'un risque de chute en hauteur en procédant à une évaluation exhaustive des risques.

Les mesures de protection collective doivent être mises en œuvre dès que l’évaluation des risques fait ressortir qu’une chute libre d’une hauteur inférieure à trois mètres peut avoir des conséquences dommageables pour les travailleurs.

Les mesures de prévention sont connues et faciles à mettre en place. Il en reste néanmoins que ces accidents de hauteur sont souvent liés, non pas à des incompétences mais plutôt à des négligences et des mauvaises habitudes contre lesquelles le maître d’œuvres ou l’employeur se doivent d’être intransigeants.

Pour que le travail en hauteur soit exécuté en sécurité lorsque le risque existe, l'employeur devra prendre des mesures fondées sur les principes suivants :

  • Eviter les risques
  • Les évaluer quand ils ne peuvent être évités
  • Concevoir des postes de travail et choisir des équipements de travail et des méthodes de travail adaptés à l'Homme
  • Tenir compte de l'évolution des techniques
  • Planifier la prévention
  • Privilégier la protection collective par rapport à la protection individuelle
  • Fournir et veiller au port des EPI
  • Informer et former les salariés : Les salariés qui montent et démontent des échafaudages doivent avoir reçu une formation adéquate. De même, la conduite des appareils de levage est réservée aux salariés ayant reçu une formation adéquate. La conduite des chariots élévateurs, grues (mobiles, auxiliaires, à tour), PEMP, est subordonnée à l’obtention d’une autorisation de conduite par l’employeur.
Les Chiffres

Les causes sont nombreuses :

  • Echelles et escabeaux : 36,7 %
  • Echafaudages, coffrages : 16,2 %
  • Escaliers : 15,1 %
  • Véhicules à l’arrêt : 9,1 %
  • Toitures, verrières : 8,1 %
  • Autres : 14,8 %


Les conséquences sur la santé très graves :

  • Plaies, écrasements
  • Lésions internes
  • Fractures des membres supérieurs et inférieurs
  • Fractures rachis lombaires et rachis cervical causant paraplégies ou quadriplégies
  • Traumatisme crânien
  • Décès